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Les Tories renoncent à un référendum sur le traité de Lisbonne
LONDRES (Reuters) - L'opposition conservatrice britannique a renoncé mardi à son projet de référendum sur le traité européen de Lisbonne qui vient d'être signé à Prague par le président eurosceptique tchèque Vaclav Klaus.
"Ce qui s'est passé aujourd'hui (dans la capitale tchèque) signifie qu'il n'est plus possible d'organiser un référendum sur le traité de Lisbonne", a déclaré à la télévision William Hague, responsable de la politique étrangère dans le "cabinet fantôme" de David Cameron.
Ce dernier, chef de l'opposition, annoncera mercredi la position officielle des conservateurs sur le traité de Lisbonne dans l'hypothèse d'une victoire de son parti aux élections législatives prévues d'ici juin 2010.
Donnés favoris des élections législatives, les conservateurs avaient promis d'organiser un référendum national sur le traité de Lisbonne s'il n'est pas en vigueur dans les 27 pays de l'UE à leur arrivée au pouvoir.
David Cameron a toutefois reconnu que ce n'était peut-être déjà plus possible maintenant que la Cour constitutionnelle tchèque a levé l'un des derniers obstacles à sa ratification.
"Les peuples devraient avoir droit à un référendum lorsque de nouveaux traités sont proposés", a dit David Cameron aux journalistes. "Ce traité ne semble plus devoir être un traité, il va s'intégrer à la législation européenne et cela créera une situation nouvelle."
"Nous allons répondre intégralement avant la fin de la semaine sur tout ce que nous ferons pour protéger les intérêts de la Grande-Bretagne et faire face à cette nouvelle situation", a-t-il ajouté.
Les conservateurs s'opposent vigoureusement au traité, dans lequel ils voient l'amorce d'une Europe fédérale. Le traité a notamment pour objet d'assouplir les prises de décision en conférant à l'UE une visibilité et une stabilité renforcées.
David Cameron a fait savoir qu'il ne resterait pas passif au cas où le traité serait en vigueur une fois son parti au pouvoir, mais il s'est refusé à préciser ses intentions.
Kylie MacLellan, version française Philippe Bas-Rabérin et Jean-Loup Fiévet